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QUESTIONS DE MORALE POLITIQUE.

Posté par: Massamba ndiaye | Vendredi 27 octobre, 2017 16:10  | Consulté 313 fois  |  0 Réactions  |   

Questions de morale politique.

 

Dans le cadre de cette contribution, j’ai choisi à dessein d’utiliser le cas de monsieur Ousmane Tanor Dieng afin d’illustrer la conduite politicienne de nos hommes politiques au sommet de la gloire, mais également de mettre en relief leurs atermoiements voire une certaine servitude volontaire devant l’adversité.

Je compte juste montrer aux citoyens sénégalais incrédules, qui croient toujours à la bonne foi de nos politiciens professionnels,  que ces derniers pour l’essentiel de leurs engagements politiques ne sont motivés  que par la volonté de se servir et d’entretenir une cour d’obligés très souvent indignes.

Pendant la gestion catastrophique du régime socialiste de l’ancien président de la République Abdou Diouf, monsieur Ousmane Tanor Dieng au sommet du pouvoir, dirigeait de fait le pays et se conduisait comme un monarque en faisant voire défaisant la carrière de plusieurs citoyens sénégalais.

Niché au cœur de la présidence de la République,  l’actuel secrétaire général du parti socialiste, monsieur Ousmane Tanor Dieng avait placé ses hommes de main partout dans le pays comme des pions sur un échiquier et qui au demeurant exécutaient sans vergogne et aucune retenue ses moindres décisions souvent en rupture avec les règles d’une gestion  éthique de nos ressources publiques.

Notre homme pensait que tout lui était permis. D’ailleurs, il ne s’en privait nullement. Monsieur Ousmane Tanor Dieng avait même l’outrecuidance de féliciter des directeurs généraux de sociétés publiques voire nationales, qui se livraient systématiquement à un pillage organisé de nos ressources publiques.

En effet, ils puisaient allègrement dans les caisses publiques pour financer les campagnes politiques du parti socialiste. Ils avaient reçu l’autorisation tacite de monsieur Ousmane Tanor Dieng de procéder de la sorte avec en prime la satisfaction du président de la République, monsieur Abdou Diouf.

Par ailleurs, monsieur Ousmane Tanor Dieng s’est servi de sa position d’alors de privilégié du régime du président Abdou Diouf pour s’accaparer les pleins pouvoirs au niveau du parti socialiste. Sa gestion clientéliste du PS lui a permis de contrôler toutes les instances de décision afin d’annihiler toutes tentatives de réformes profondes voire la nécessité de revitaliser le projet socialiste face aux nouveaux défis socio-économiques.

Après une longue traversée du désert, monsieur Ousmane Tanor Dieng a retrouvé le goût du pouvoir et ses fastes en se liant avec le président de la République, monsieur Macky Sall avec qui il entretient une dépendance de circonstances sans aucune conviction ni vision pragmatique.

En 2012, l’offre politique de monsieur Ousmane Tanor Dieng était diamétralement opposée à celle de l’actuel président de la République, monsieur Macky Sall.  Il considérait avec raison pendant la campagne présidentielle de 2012 que le candidat Macky Sall représentait à tous points de vue la figure de son ancien mentor maître Abdoulaye Wade, mais plus jeune et au demeurant nourrie à la sève d’une mauvaise gestion libérale de nos ressources publiques.

Aujourd’hui, monsieur Ousmane Tanor Dieng se dévoue corps et âme à  personne qu’il a longtemps combattue  lorsqu’il était au cours du régime libéral de maître Abdoulaye Wade.

Aujourd’hui,  monsieur Ousmane Tanor Dieng se comporte comme un valet de chambre de son Excellence monsieur Macky Sall, le président par défaut de la République de Sénégal alors qu’il a eu à occuper d’importantes fonctions publiques en tant que commis de l’Etat.

Un homme comme monsieur Ousmane Tanor Dieng ne doit nullement courir derrière les honneurs parce que toute proportion gardée, il est à l’abri du besoin. Eu égard à son âge et sa longue pratique du pouvoir, monsieur Ousmane Tanor Dieng avait l’obligation morale de passer le relais à d’autres responsables du parti socialiste  et de les accompagner en vue de la conquête de la présidence de la République et non d’hypothéquer voire vendre le PS afin de continuer à bénéficier de la confiance du président Macky Sall .

Aujourd’hui, le comportement du secrétaire général du parti socialiste, monsieur Ousmane Tanor Dieng est indigne de sa posture d’un ancien commis de l’Etat. En complicité avec ses obligés du parti socialiste, il est en train de parachever son entreprise de destruction du parti dans sa volonté d’exclure des responsables politiques de premier plan qui n’ont commis aucune faute que celle de refuser ses forfaitures et de cautionner sa servitude volontaire abjecte à l’encontre du président Macky Sall.

Pourtant, ces responsables politiques lui ont balisé la voie et de surcroît lui ont permis de représenter le parti socialiste lors de plusieurs consultations électorales malgré un échec cuisant et le désaveu manifeste des citoyens sénégalais à son encontre.

Le secrétaire général du parti socialiste, monsieur Ousmane Tanor Dieng fait preuve d’ingratitude et de méchanceté vis à vis de ses compagnons de lutte, qui l’ont soutenu politiquement pendant toute la traversée du désert de 2000 à 2012. Le comportement de monsieur Ousmane Tanor Dieng est celui d’un aigri qui se supporte pas que d’autres responsables du parti socialiste bénéficient d’un appui et d’un soutien affectif d’une bonne partie de la population sénégalaise.

La carrière  politique de monsieur Ousmane Tanor Dieng est celle d’un homme qui en un laps de temps s’est vu confier d’importantes fonctions étatiques par un ancien président de la République paresseux, monsieur Abdou Diouf pour administrer à la fois  à sa guise le pays de la Teranga et le parti socialiste et qui se retrouve contre toute attente au crépuscule de sa vie politique en train de marchander des positions voire des privilèges pour rester encore au cœur du système décisionnel de la politique politicienne.

La politique sénégalaise  doit elle se réduire à ces comportements indignes de servitude volontaire ?  Et l’éthique dans tout ça ?

L’exemple de monsieur Ousmane Tanor Dieng doit constituer un cas d’école en matière d’éthique et permettre in fine aux citoyens sénégalais de mieux cerner nos politiciens professionnels et de n’accompagner que seulement ceux ou celles qui montrent la voie de la dignité en toutes circonstances  et qui privilégient par-dessus tout  l’intérêt général et le bien être de l’ensemble du corps social sénégalais.

 

massambandiaye2012@gmail.com



 

 L'auteur  massamba ndiaye
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massamba ndiaye
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