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ENTRE INTIMIDATIONS ET TERREUR DU REGIME BENNO BOKK YAKAAR.

Posté par: Massamba ndiaye | Vendredi 07 septembre, 2018 15:09  | Consulté 252 fois  |  0 Réactions  |   

Entre intimidations et terreur du régime Benno Bokk Yakaar.

« J’étais au café de Rome, je suis allé voir au niveau des barrières et j’ai vu tous ces gens fuir. J’avais dit que s’ils viennent là-bas pour contester contre les décisions de justice, on va les mettre en prison. Ce n’est pas un droit de contester une décision de justice, nous sommes dans un pays de droit et l’Assemblée a fait les lois qui ont fait qu’il y ait des juges. Il faut respecter les décisions de justice et prendre un peu de hauteur. On ne peut pas s’acharner sur des choses, faire ce qu’on veut, mettre le désordre dans le pays pendant que les juges ont rendu un jugement. Donc, l’Etat prendra ses responsabilités avec rigueur.

S’ils ressortent, on va les mettre en prison, c’est simple ». Propos de Moustapha Cissé Lô.

 

A l’approche des élections présidentielles du 24 Février 2019, de part et d’autre de l’échiquier politique national, la bataille électorale fait rage avec son lot d’invectives,  de menaces réelles sur l’exercice de nos droits et libertés garanti par la Constitution du pays et par le rejet indéfectible aussi de toute forme de sujétion à l’arbitraire voire une volonté manifeste des partis de l’opposition à défendre la République des dérives insupportables du président Macky Sall et de sa bande de thuriféraires zélés sans foi ni loi.

Depuis quelques temps, nous assistons à une recrudescence de la violence verbale de certains membres de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar et à une répression policière insoutenable et illégale à l’encontre de nos concitoyens qui se mobilisent de manière pacifique et tout en respectant la procédure de déclaration en matière de rassemblement. La dernière manifestation de l'opposition du 4 septembre 2018 a fait l’objet d’une répression tous azimuts  par les forces de l’ordre comme si un etat de siège est en vigueur au pays de la Téranga  Dans un Etat de droit, la mobilisation citoyenne est un droit non négociable , mieux une exigence démocratique et républicaine. C’est une réalité dans tous les États démocratiques.

Toutefois au Sénégal,  c’est le droit à la manifestation politique en vue de porter nos revendications à l’attention de l’opinion publique que les responsables de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar à l’instar du député Moustapha Cissé Lô veulent tout simplement interdire. Les propos de l’idiot de la République indiquent la voie de la démesure voire de la répression comme méthode de gouvernement du président Macky Sall dans les semaines à venir.

Ces propos sont lourds de sens et démontrent à suffisance la crainte du régime hétéroclite Benno Bokk  à la tenue d’un scrutin sincère et républicain en rupture avec les procédés staliniens du ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye en matière de conduite du processus électoral. Néanmoins, la déclaration incendiaire et violente du député Moustapha Cissé Lô a le mérite de la franchise d’un fou de la République qui ne peut s’empêcher de garder en silence les volontés sournoises du président Macky Sall de confisquer par des moyens illégaux les droits de nos compatriotes. Nous sommes avertis de la volonté du régime du président Macky Sall de confisquer nos droits et libertés.

Au plus, ces propos sont presque identiques à ceux tenus par le président Macky Sall à Diamniadio à part le courage qui fait tant défaut à son leader, le Chef de l'État d’annoncer publiquement la volonté du régime d’arrêter les opposants qui s’évertueraient à organiser des rassemblements malgré l’interdiction du préfet de Dakar.

Qui êtes vous et que représentez vous réellement dans ce pays pour vous permettre à chaque fois que les médias vous tendent le micro pour insulter ou menacer nos compatriotes ? Vous qui reprochez aujourd’hui à nos concitoyens de critiquer une décision de justice, vous ne vous êtes pas privé de rappeler au gouvernement la nécessité de respecter la décision de la CEDEAO sur l’affaire Khalifa Ababacar Sall et ses co-détenus. Pourquoi donc ce changement de posture lorsque les intérêts machiavéliques  du moment de votre candidat apprenti-dictateur Macky Sall sont contentéspar nos compatriotes ou ses dérives despotiques sont mises à nu ?

Qui êtes vous Moustapha Cissé Lô pour menacer d’arrestation les opposants sénégalais ou portez vous la voix du président Macky Sall  pour vous autoriser vos sorties médiatiques qui frisent l’indécence voire une irresponsabilité déconcertante?

Il faut arrêter Moustapha Cissé Lô  de par vos provocations grossières et infantiles d’emmerder les citoyens sénégalais ! Au plus, vous perdez votre temps. Ni vous ni le préfet ni votre chef le président Macky Sall ne peuvent empêcher la tenue de rassemblements politiques dans ce pays. Même votre seule possibilité visant à restreindre drastiquement l’exercice de nos libertés publiques et qui consiste à recourir à une violence policière sauvage et illégitime de nos forces de l’ordre pour disperser les manifestants,  ne prendra pas le dessus sur notre volonté commune de revendiquer le respect de nos principes républicains. Tout compte fait, la brutalité policière et la violation récurrente des lois et règlements du pays vont dévoiler à la face du monde la gestion  tyrannique du président Macky Sall.

Quelle honte Moustapha Cissé Lô de vous comporter de la sorte en tant que député du peuple et de surcroît président du Parlement de la CEDEAO !  Vos positions devraient en toute conscience et responsabilité prendre le dessus sur votre posture de partisan de la mouvance présidentielle lorsque la Démocratie et la République sont attaquées de toutes parts par les autorités chargées même de leur protection.

Mais non, Moustapha Cissé Lô, un énergumène comme vous qui n’a que faire de la République, mieux qui ignore les principes même de la Démocratie,  ne devrait jamais occuper de telles fonctions dans un Etat qui se respecte.

Dans votre réquisitoire malencontreux contre les opposants sénégalais, vous perdez de vue soit par ignorance soit par malhonnêteté que dans un véritable Etat de droit, les citoyens ne vont jamais contester une décision de justice dans les médias ou dans marchés ou places publiques parce qu’ils sont persuadés que les magistrats chargés par la loi de trancher en toute objectivité les différends entre individus ou les conflits entre une personne et la puissance publique, ne vont jamais emprunter des voies illégales pour rendre leurs décisions. Cette forte conviction républicaine est un pilier du respect de la chose jugée.

C’est tout le contraire de ce qui se passe voire se déroule sous nos yeux actuellement au Sénégal. Nos compatriotes qui contestent les décisions à portée politique de certains magistrats, ne le font pas par manque de respect à l’institution judiciaire ou par désinvolture, mais pour pointer du doigt les dysfonctionnements graves à l’administration de la justice que ces mêmes magistrats refusent de voir et préfèrent violer la loi pour ne pas déplaire la Chancellerie ou le président de la République,  Macky Sall . 

Au fait, que voulez vous ? Que nous nous taisons comme des lâches malgré les décisions iniques de certains magistrats qui inventent même la règle de droit en pleine délibération comme ce fut le cas lors de la condamnation en appel du député maire Khalifa Ababacar Sall.

Dites – nous Moustapha Cissé Lô, comment un magistrat scrupuleux au respect des lois et règlements  de la République peut – il  annuler le procès verbal d’audition de la gendarmerie sur l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar pour violation des droits du maire Khalifa Ababacar Sall et maintenir en l’état le reste de la procédure conduisant à sa condamnation ? N’est ce pas là un cas manifeste de  violation du Code de procédure pénale ?

En droit, Moustapha Cissé Lô,  la violation d’un droit du prévenu constaté par le juge, annule de facto toute la procédure,  non une partie, une véritable argutie juridique dont seul le magistrat Demba Kandji  en collégialité avec sa Cour en est capable. Dans les démocraties républicaines, des malfrats ou des bandits de grand chemin malgré les menaces qu’ils pèsent sur la société,  sont libérés pour un simple vice de procédure.

Vous allez sans doute nous dire, mais ce sont des criminels.  Oui, néanmoins  la loi veille aussi au respect des droits de n’importe quel justiciable. Soit nous acceptons de vivre dans une République tout en nous conformant à ses lois et règlements, soit nous vivons dans une jungle où la raison du plus fort prend le dessus sur tout le reste. N’est pas démocrate ni républicain qui veut le député Moustapha Cissé Lô. 

Au plus, Moustapha Cissé Lô, les juristes de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar à l’instar des maîtres Ousmane Seye et Omar Youm savent pertinemment que les lois et règlements de la République sont violées par le régime du président Macky Sall , mais en véritables râteliers  préfèrent la mise à  mort de nos principes de justice pour préserver leurs profits et défendent en âme et conscience  dans les médias des positions inqualifiables de déni de la règle de droit. Et vous avez le culot de nous demander d’arrêter de contester les décisions de justice qui sont rendues en bafouant les droits des prévenus.

Moustapha Cissé Lô, c’est votre régime Benno Bokk Yakaar qui est en train de semer les grains de la discorde sociale en s’obstinant dans la provocation voire dans les menaces et en violant impunément les lois et règlements de la République.

Dites - nous, Moustapha Cissé Lô, jusqu’où les mêmes de votre régime de terreur vont s'entêter dans l’ignominie ou attendent - ils vraiment que l’irréparable se produise pour savoir raison garder ? Vous vous surpassez dans les invectives comme si c’est le prix de votre dévouement à un homme, le président Macky Sall à qui n’importe quel citoyen de ce pays même ses zélés laudateurs, seul avec sa conscience et éclairé par des principes d’éthique, de vérité, de responsabilité et non de tortuosité, qui  doivent guider toute action humaine, ne peut que réprouver et condamner énergiquement  la manière déloyale, partisane et injuste dont il dirige le pays.

Aujourd’hui, seuls nos compatriotes toutes obédiences confondues qui ont perdu le sens de l’honneur voire tout simplement le sens des valeurs, peuvent encore le soutenir et ce malgré ses forfaitures, ses mensonges et ses dérives qui nous mènent tout droit dans à un scénario catastrophique de contestation post électorale avec son lot de violence indescriptible que le Sénégal peut bien se passer en respectant scrupuleusement les règles qui régissent l'organisation d'une élection libre et transparente. 

C’est cette même indignité voire cette servitude abjecte qui ont poussé le troubadour Farba Ngom à vouloir déposer un projet de loi répressif sur le parrainnage en vue de mettre en prison tout candidat à l’élection présidentielle qui ne recueille pas 20000 signatures. Cette idée sauvage et saugrenue ne peut que sortir de la bouche de Farba Ngom, le griot du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar, le président Macky Sall.

Je suis profondément meurtri de voir que ces gens siégent   à l’Assemblée nationale comme si au Sénégal, seuls des hommes médiocres jusque dans leur manière de s’adresser à nos compatriotes peuvent parler voire défendre les intérêts du peuple.

A tous ces thuriféraires du président Macky, il n’est point admis dans un État qui se veut démocratique et républicain de menacer ouvertement des personnes qui ne partagent pas votre vision de la chose publique, un mystère encore pour les incultes et les assoiffés de pouvoir. Votre volonté sordide de s’attaquer à nos droits et libertés n’est pas un jeu pour plaire au président Macky Sall qui veut endosser coûte que coûte une posture de tyran en vue de nous faire peur  et ce malgré son manque de courage légendaire à  faire face à ses adversaires politiques dans une compétition loyale où les règles sont respectées de part et d'autre par patriotisme et par un sens élevé de la dignité humaine, mais également sa lâcheté d’abuser de son pouvoir  voire sa méchanceté inqualifiable que  nos compatriotes ont eu la malchance ou mieux la surprise de découvrir sur le tard. Elle est plutôt une menace réelle à la stabilité du pays à quelques mois de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Face à cette menace qui plane sur nos têtes , un devoir de résistance s’impose à l’ensemble du corps social sénégalais, ne serait ce que pour défendre le pays, ses valeurs, le legs de nos héroïques prédécesseurs qui avec leurs moyens ont su maintenir le flambeau de la dignité que le président Macky Sall et ses hommes de main  ou ses chiens de garde veulent piétiner en vue de faire la promotion de contre - valeurs comme l’injustice, l'arbitraire, le mensonge, la méchanceté, le non respect de la parole donnée, une  brutalité injustifiée sur nos compatriotes, la fourberie, la manipulation, le népotisme, l'impunité des délinquants à col blanc proches du pouvoir,  le partage entre amis des ressources du pays au détriment du reste de la population  et j’en passe……

L’heure est à la mobilisation citoyenne en vue de mettre un terme définitif  aux dérives et aux abus de pouvoir du président Macky Sall.

 

massambandiaye2012@gmail.com







 

 L'auteur  massamba ndiaye
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